Volet 1. L'armée et les soldats Volet 2. L'arrière et les civils Volet 3. L'après-guerre et la mémoire Partie 3.1. Sortir de la guerre Partie 3.2. Se souvenir et honorer Chapitre 3.2.1. Le retour des corps et les sépultures militaires Chapitre 3.2.2. Les honneurs Chapitre 3.2.3. Les commémorations Chapitre 3.2.4. Les monuments aux morts Chapitre 3.2.5. Les anciens combattants Sous-chapitre Dossiers communaux Sous-chapitre Associations d'anciens combattants Sous-chapitre Sociétés de secours mutuels dédiées aux anciens combattants Chapitre 3.2.6. Les écrits et témoignages

3.2.5. Les anciens combattants

Ce chapitre consacré aux anciens combattants présente les sources relatives à leur organisation, au sein des associations dites d'anciens combattants et au sein de sociétés mutualistes, ainsi que le suivi par chaque commune des différentes formes que prend ce mouvement combattant dès la fin de la guerre et pendant tout le XXe siècle.

L'Union nationale des anciens combattants, créée dès le 11 novembre 1918, s'impose très vite en Ille-et-Vilaine comme dans bien des départements : une section départementale est créée dès février 1919, sous l'impulsion de Louis Pérouas (1881-1962). Des sections locales se créent dans de nombreuses communes. Un journal, Le Combattant d'Ille-et-Vilaine, apparaît en 1922. Une section Mutuelle retraites est créée en 1923. Une maison de retraite est fondée en 1937 au Plessis-Bardoult en Pléchâtel. Présidée jusqu'en 1934 par Léon Thébault, puis par le docteur René Patay, l'UNC est la principale association d'anciens combattants en Ille-et-Vilaine, nettement prépondérante jusqu'à la seconde guerre mondiale. Les autres associations (Fédération ouvrière et paysanne, pacifiste ; Fédération nationale des combattants républicains et Union fédérale, plus marquées à gauche) pèsent peu.

Le fonds Pérouas (216 J), donné par Léon Pérouas, le petit-neveu de Louis Pérouas, est une source très précieuse pour étudier la section départementale de l'UNC et compense l'absence d'archives connues de l'organisme lui-même. On trouve des documents sur les sections locales parfois dans les fonds privés (Le Bras 214 J, Toulouse-Lautrec, 233 J), mais le plus souvent dans les archives communales, qui ont parfois également recueilli les drapeaux des sections.

Parmi les périodiques, il convient de citer le journal départemental de l'UNC sous ces diverses dénominations, de 1922 à nos jours (1 Per 1711 : collection lacunaire, puis après 2005, 2 Per 5082).




Boite à outils

DANS LE GUIDE DES SOURCES

Sur cette thématique des anciens combattants, les chapitres complémentaires sont les suivants :

- dans le volet 3 : les commémorations

Comme sur tout sujet, il faut également penser à consulter les documents généraux produits par les départements et les communes, à savoir les registres de délibérations, registres des arrêtés, registres de correspondances.

BIBLIOGRAPHIE GENERALE

PROST Antoine, Les anciens combattants et la société française, 1918-1939, Paris, 1977.

BIBLIOGRAPHIE LOCALE

BENSOUSSAN David, « Le mouvement combattant en Ille-et-Vilaine dans l'entre-deux-guerres », dans Eric Joret et Yann Lagadec (dir.), Hommes et femmes d'Ille-et-Vilaine dans la grande guerre, Rennes, Conseil général d'Ille-et-Vilaine, 2014, p. 301-318.

LAGADEC Yann et RANNOU Yves, « L'union nationale des combattants en Ille-et-Vilaine dans l'entre-deux-guerres, le témoignage du docteur René Patay », Bulletin et Mémoires de la Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine, 2013, p. 285-317;

RANNOU Yves, "Une réalisation exceptionnelle : la maison de retraite de l'UNC au Plessis-Bardoult", dans Eric Joret et Yann Lagadec (dir.), Hommes et femmes d'Ille-et-Vilaine dans la grande guerre, Rennes, Conseil général d'Ille-et-Vilaine, 2014, p. 313-314.


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