Volet 1. L'armée et les soldats Partie 1.1. Préparer et mener la guerre Partie 1.2. Être soldat Chapitre 1.2.1. Le quotidien du soldat Chapitre 1.2.2. Le soldat prisonnier de guerre Chapitre 1.2.3. Le soldat blessé Sous-chapitre Recensement des blessés Sous-chapitre Secours et assistance aux blessés Sous-chapitre Situation sanitaire Sous-chapitre Organisation sanitaire et hôpitaux Chapitre 1.2.4 Le soldat mort ou disparu Volet 2. L'arrière et les civils Volet 3. L'après-guerre et la mémoire

1.2.3. Le soldat blessé

Ce chapitre concerne le suivi des blessés, l'organisation des soins et la mise en place des dispositifs d'accueil des soldats blessés transférés en Ille-et-Vilaine.

Les blessés français seraient au nombre de 3,595 millions pour toute la durée de la guerre. Au début de la guerre, le service de santé français est essentiellement régi par le règlement du 26 avril 1910. La priorité consiste à faire évacuer tous les blessés loin des zones de combat après un tri sommaire. Très vite, l'Ille-et-Vilaine a dû faire face à un afflux de malades : dès septembre 1914, plus de 6700 soldats malades ou blessés y ont été accueillis dont plus de 3600 à Rennes. L'organisation d'un service de santé plus efficace s'est faite progressivement. Les blessés les plus graves ont été soignés plus près du front, dans la zone des armées, et le système de soins a été réorganisé avec la mise en place de postes de secours, des hôpitaux de l'avant et des hôpitaux d'étapes. Les hôpitaux militaires ne suffisant pas, différents types d'établissements ont vu le jour, plus ou moins spécialisés. Près d'une centaine de ces structures ont trouvé leur place dans le département : hôpitaux mixtes (hôpitaux civils des villes de garnison), hôpitaux temporaires puis complémentaires, installés dans les locaux réquisitionnés (écoles, hôtels,...) et à proximité des gares (numérotés au sein de la région militaire), hôpitaux auxiliaires, ouverts par la Croix-Rouge et les sociétés de bienfaisance (numérotés selon les sociétés prenant en charge), et hôpitaux bénévoles, généralement à la charge des congrégations religieuses (enregistrés sous les numéros "bis") pour accueillir des convalescents.

Au niveau national, les sources essentielles pour comprendre le suivi des blessés sont les fonds du service de santé des armées (conservés au Service historique de la Défense, au Service des archives médicales et hospitalières des armées et au Musée du service de santé du Val-de-Grâce), ainsi que les fonds du service photographique des armées (conservés à l'ECPAD).

Au niveau local, l'administration des soins apparaît tant dans les fonds préfectoraux - en sous-série 1X, parce que l'organisation des circonscriptions sanitaires relevait de la compétence des préfets - que dans les fonds des hôpitaux, que ceux-ci aient été versés ou déposés aux Archives départementales qu'ils soient conservés au sein des archives municipales quand il s'agit d'hôpitaux locaux. Cela concerne notamment Fougères, Rennes, Redon et Saint-Malo, mais aussi les petits hôpitaux-hospices communaux. On peut notamment signaler un bel ensemble de registres de l'hôpital de Vitré complété par un fichier des soldats hopitalisés pendant la 1re Guerre mondiale retrouvés en 2013 dans les caves de l'hôpital. Le fonds concernant le service médical de la Place de Fougères, conservé dans le service des archives de la commune de Fougères est particulièrement riche. De manière générale, on trouve dans ces sources conservées au niveau local les textes réglementaires et conventions indispensables pour comprendre les moyens administratifs mis en place, mais aussi la masse de listes, états, fichiers, dossiers constitués par les différents échelons administratifs et hospitaliers, qui permettaient de comptabiliser, retrouver, identifier les soldats blessés. Les avancées médicales sont à chercher dans les quelques registres d'interventions médicales ou comptes rendus d'examen (notamment ceux du service central de neurologie à Rennes). L'iconographie est très présente dans ce sous-chapitre, avec la part belle faite aux collections du Musée de Bretagne : cartes postales, photographies illustrent le maillage des centres de soins et montrant les blessés.

La juxtaposition des archives de niveau national, départemental et communal est particulièrement riche d'informations.

 



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