Volet 1. L'armée et les soldats Volet 2. L'arrière et les civils Volet 3. L'après-guerre et la mémoire Partie 3.1. Sortir de la guerre Partie 3.2. Se souvenir et honorer Chapitre 3.2.1. Le retour des corps et les sépultures militaires Chapitre 3.2.2. Les honneurs Chapitre 3.2.3. Les commémorations Chapitre 3.2.4. Les monuments aux morts Sous-chapitre Monuments commémoratifs : dossiers généraux et études Sous-chapitre Monuments dans les communes en Ille-et-Vilaine Sous-chapitre Monuments hors d'Ille-et-Vilaine Chapitre 3.2.5. Les anciens combattants Chapitre 3.2.6. Les écrits et témoignages

3.2.4. Les monuments aux morts

En 1918, la France pleure près de 1 350 000 morts. On compte près de 24 000 morts pour l'Ille-et-Vilaine, ce qui représente un taux de mortalité supérieur à la moyenne nationale. Cette hécatombe marque les mémoires ; il faut en conserver le souvenir, il faut honorer le soldat qui s'est sacrifié pour la patrie. Les mesures prises sont à la hauteur du drame. Chaque soldat doit avoir son nom gravé sur un lieu de mémoire : lieu de combat, lieu d'origine du soldat (sur la place principale de la commune, sur la place de l'église ou encore au cimetière), lieu d'appartenance sociale ou religieuse (église, école, entreprise...). Des monuments sont érigés, non pas cantonaux, comme cela s'était pratiqué pour la guerre de 1870-1871, mais communaux. Les rassemblements s'organisent autour des monuments aux morts ; les commémorations se mettent en place juste après la guerre et un temps de commémoration est défini, à partir de 1922, avec le choix du 11 novembre. Qu'il représente le poilu (20% des monuments d'Ille-et-Vilaine, comme à Saint-Marc-le-Blanc, Saint-Méen-le-Grand, Sixt-sur-Aff, Val d'Izé...), une allégorie de la patrie, de la victoire, de la paix ou encore du deuil et du recueillement (Chartres-de-Bretagne) le monument devient un symbole identitaire de la commune et la symbolique peut entraîner des discussions animées : coq (Antrain) ou croix. Entreprises et artistes locaux sont mis à contribution. Des comités locaux s'organisent pour choisir le modèle adéquat sur le catalogue des marbreries. Des souscriptions sont levées pour récolter des fonds indispensables à leur érection. Jusqu'en 1924, l'Etat subventionne les communes : les sommes délivrées par le ministère des Beaux-Arts et de l'Instruction publique le sont non seulement dans un but esthétique mais aussi pédagogique. Calculées en fonction du nombre de morts par rapport à la population d'avant-guerre, ces sommes sont cependant loin de suffire. Depuis 1816, tout monument commémoratif doit être approuvé par l'Etat ; une circulaire du 10 mai 1920 rappelle aux municipalités la nécessité de déposer un dossier de demande d'autorisation d'érection d'un monument commémoratif ; à partir de 1922, le préfet est chargé de l'instruction de ces dossiers.

Ces dossiers contiennent en principe la délibération du conseil municipal, le croquis du monument, un plan de situation, le devis estimatif, les justificatifs de financement, l'avis des Ponts et Chaussées pour le choix de l'emplacement et celui de la commission artistique départementale chargée d'aider les municipalités dans leur choix.

Ainsi, les notices relatives aux monuments aux morts érigés par les communes concernent le plus souvent la phase de construction. Les réparations et l'entretien plus récent peuvent également s'y trouver. Un petit nombre d'entre elles concerne d'autres monuments commémoratifs, tels des chapelles funéraires ou des plaques commémoratives avec portraits émaillés de soldats disparus. Quelques communes ont conservé des documents sur des appels à souscription pour l'érection d'autres monuments, comme par exemple le mémorial de Sainte-Anne-d'Auray, le mémorial de Verdun, ou des monuments en hommage aux rois Pierre 1er de Serbie et à Alexandre 1er de Yougoslavie. Certaines communes possèdent dans leurs fonds des cartes postales de monuments aux morts d'autres villes françaises. Aux fonds communaux s'ajoutent les fonds en provenance du contrôle de la préfecture : des sous-séries 2O (Administration et comptabilité communale) et 1M (Administration générale) ainsi que des fonds iconographiques : photographies et cartes postales de la série Fi.

MODE DE CLASSEMENT

1. Les monuments commémoratifs : dossiers généraux et études

2. Les monuments dans les communes d'Ille-et-Vilaine

3. Les monuments hors Ille-et-Vilaine : mémorial de Sainte-Anne-d'Auray, quatre monuments commémoratifs du front, Verdun, monument pour Pierre 1er de Serbie et Alexandre 1er de Yougoslavie, monument commémoratif de l'intervention américaine.

DATES

Les documents relatifs aux réparations, à l'entretien, à la mise à jour des listes des morts pour la France peuvent dater des années 1980, 1990 et 2000.



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