Volet 1. L'armée et les soldats Volet 2. L'arrière et les civils Partie 2.1. Administrer le département Partie 2.2. Vivre à l'arrière Chapitre 2.2.1. La vie quotidienne Chapitre 2.2.2. La vie sociale Chapitre 2.2.3. L'arrière et le soldat Sous-chapitre Soutien de la population Sous-chapitre Présence des soldats Sous-chapitre Recherche du soldat Volet 3. L'après-guerre et la mémoire

2.2.3. L'arrière et le soldat

Le chapitre "L'arrière et le soldat" est consacré aux relations entretenues entre les soldats et la population restée à l'arrière. Ces relations se manifestent d'abord par différentes formes de soutien prodiguées par les familles mais aussi par des structures privées : oeuvres de guerre, associations, sociétés de secours mutuels, lesquelles vont s'organiser, trouver les fonds nécessaires pour subvenir aux besoins essentiels des soldats, complétant ainsi les mesures insuffisantes mises en place par les pouvoirs publics. Elles obtiennent des subventions, notamment celles d'entre elles qui se consacrent aux prisonniers de guerre- l'Etat a explicitement demandé aux préfets de garantir la présence de ce type d'oeuvres dans leur département. Pour collecter des fonds en faveur des soldats, elles font appel à la générosité publique, organisent des journées nationales (des poilus, du canon de 75...), des fêtes, spectacles et concerts. Cette mobilisation de la société civile est axée sur deux objectifs : l'aide aux soldats blessés et l'aide aux prisonniers de guerre, l'objet symbolique de cette mobilisation étant le colis. Les organisations de la Croix-Rouge française (Société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer, Association des dames de France et Union des femmes françaises) et les comités locaux sont bien représentés. Bien sûr, la commission de contrôle des oeuvres de guerre traite aussi des dossiers aux objectifs plus inattendus, ainsi l'association "le Noël des blessés à l'hôpital complémentaire de Rennes", ou l'appel au don "Donnez aux soldats vos jeux vieux ou neufs". Le soutien de la population aux soldats se traduit aussi par les différents hommages, célébrations, ou encore par des objets de reconnaissance et de mémoire. Quelques notices abordent également "l'image du soldat" diffusée et utilisée pour rappeler au citoyen son devoir envers le soldat qui se sacrifie pour sa patrie.

Les sources sont principalement issues de fonds communaux et préfectoraux mais on y trouve aussi quelques éléments provenant de fonds de comités de secours ou de fonds familiaux (Desmars, La Haichois / Toulouse-Lautrec...).

Les relations sont plus étroites au moment des périodes de présence du soldat à l'arrière : qu'il soit en permission, en garnison, blessé, en rééducation, ou encore qu'il rentre pour se marier. Sur ces thèmes, les sources sont essentiellement composées de fonds communaux qui permettent d'entrevoir concrètement les manifestations et conséquences de la présence des soldats de retour dans leurs communes.

Enfin, la préoccupation constante de la situation du soldat se lit dans les échanges de correspondances. Dans ce chapitre, ces échanges sont vus dans le contexte de la procédure de recherche des soldats dont les familles sont sans nouvelle : demandes de renseignements, avis de disparition. Peu de sources en font état, elles sont quasi exclusivement composées de fonds communaux, laissant bien apparaître le rôle de premier plan tenu par le maire, premier interlocuteur des familles inquiètes, porteur des tragiques nouvelles et relais local des autorités civiles et militaires. Les écrits échangés sont à voir dans le chapitre du volet 1 consacré au quotidien du soldat.



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