Volet 1. L'armée et les soldats Partie 1.1. Préparer et mener la guerre Chapitre 1.1.1. Les moyens humains Chapitre 1.1.2. Les moyens structurels Chapitre 1.1.3. Les forces et les opérations militaires Sous-chapitre Unités Sous-chapitre Marine Sous-chapitre Opérations militaires Sous-chapitre Armées alliées Partie 1.2. Être soldat Volet 2. L'arrière et les civils Volet 3. L'après-guerre et la mémoire

Unités

CONTENU

Ce sous-chapitre est consacré aux unités militaires dans lesquelles ont servi des habitants d'Ille-et-Vilaine et aux unités qui sont passées en Ille-et-Vilaine.

Le recensement des unités dans lesquelles ont servi des habitants d'Ille-et-Vilaine n'est pas exhaustif : nous avons choisi de présenter les unités d'Ille-et-Vilaine telles qu'elles existaient en 1914, afin de permettre au plus grand nombre de commencer des recherches et de comprendre l'organisation militaire. Cependant, dès 1914 et a fortiori pendant le conflit, quand les régiments ont perdu leur dimension territoriale, des hommes ont pu être incorporés dans d'autres unités, qu'il serait vain de prétendre citer intégralement ici.

La 10e région militaire (Côtes-du-Nord, Manche, Ille-et-Vilaine) devient le 10e corps d'armée à la mobilisation en août 1914. Le chef-lieu de région de corps d'armée est Rennes et les chefs-lieux de subdivision de région sont Guingamp, Saint-Brieuc, Rennes, Vitré, Cherbourg, Saint-Malo, Granville, Saint-Lô.

Les archives produites par les unités de l'armée en 1914-1918 ont été particulièrement bien conservées. La source la plus emblématique est le journal des marches et opérations (JMO). Sous la forme de registres, cahiers ou dossiers, ces "JMO" détaillent, avec précision et concision, les événements vécus par tous les corps de troupe engagés dans le conflit. Chaque jour sont notifiés les faits, combats, manoeuvres, travaux ou reconnaissances, accompagnés des objectifs visés et des résultats obtenus. Sont aussi indiqués de manière systématique la composition du corps (effectifs, encadrement et mutations), les itinéraires suivis, les emplacements des camps ou des cantonnements, ainsi que les décorations et citations individuelles. Dépourvus de tout commentaire ou appréciation personnelle, en conformité avec l'instruction du 5 décembre 1874 qui les a institués, les JMO devaient servir à la rédaction d'un historique d'ensemble, destiné à maintenir la valeur morale de l'armée. Ils n'en restent pas moins, malgré leur rigueur administrative et leur sécheresse parfois, une source irremplaçable sur la vie et la mort de millions de Français. Il faut noter que la collection des JMO, conservés dans la sous-série 26N du Service historique de la Défense, n'est pas totalement complète : les journaux de certaines unités ont disparu durant le conflit ou ne sont pas parvenus jusqu'aux archives de l'armée.

Pour des recherches sur les officiers, on peut aussi se référer aux archives collectives, classées par unité : les registres de contrôle des officiers (sous-série Yb des archives de la Guerre au Service historique de la Défense).

MODE DE CLASSEMENT

Les notices concernent d'une part les unités d'Ille-et-Vilaine - d'abord les documents relatifs au 10e corps d'armée, puis les documents concernant les diverses unités composant ce 10e CA, sans suivre l'organisation hiérarchique stricto sensu- d'autre part les unités repliées en Ille-et-Vilaine en enfin les unités de passage en Ille-et-Vilaine.


Boite à outils

DANS LE GUIDE DES SOURCES

Sur la thématique des unités, les chapitres complémentaires sont les suivants :

- dans le volet 1 : le chapitre marine rassemble l'ensemble des sources relatives à la marine (à l'exception de l'inscription maritime, qui fait partie du sous-chapitre recrutement) ; le chapitre consacré au recrutement est complémentaire présente les sources permettant de retracer des parcours individuels, tandis que le présent chapitre sur les unités présente des sources dites collectives.

SOURCES ARCHIVISTIQUES

- Pour plus de détails sur l'organisation militaire de la France en 1914 et notamment des régions de corps d'armée et subdivisions de régions, voir au Service historique de la Défense, dans les archives de la Guerre, l'article 7 N 32 : Emplacement des troupes au 1er mai 1914.

- Seules les unités terrestres sont décrites ici. Pour des recherches sur des unités de l'aéronautique militaire (aviation ou aérostation), il faut se référer aux archives opérationnelles et aux archives administratives conservées dans les archives de l'armée de l'Air, au Service historique de la défense (sous-séries 1A et 2A) et aux ressources en ligne.

RESSOURCES EN LIGNE

Les journaux des marches et opérations conservés au Service historique de la Défense ont été numérisés et sont consultables sur le site internet Mémoire des hommes.

Le site Internet Mémoire des hommes permet également de retrouver des personnels de l'aéronautique militaire pendant la Grande Guerre : on y trouve une base de données constituée de plus de 74 000 fiches de personnel navigant (pilotes, observateurs, mécaniciens de bord, mitrailleurs) ou de personnel au sol (mécaniciens, météorologues, techniciens photographes, voiliers, charpentiers, et tout le personnel d'intendance). La recherche se fait par nom, prénom, mais pas par indexation géographique. Les journaux de marche et carnets de comptabilité en campagne ont également été numérisés, et sont accessibles par unité.

BIBLIOGRAPHIE GENERALE

GUINARD Pierre, DEVOS Jean-Claude, NICOT Jean, Inventaire sommaire des archives de la Guerre, série N, 1872-1919, introduction.

NICOT Jean, Répertoire numérique des journaux des marches et opérations, 1914-1918, articles 26 N 1 à 570.

BIBLIOGRAPHIE LOCALE

LE ROY Thierry, Les Bretons et l'aéronautique des origines à 1939, Rennes, PUR, 2001.


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