Volet 1. L'armée et les soldats Partie 1.1. Préparer et mener la guerre Chapitre 1.1.1. Les moyens humains Chapitre 1.1.2. Les moyens structurels Sous-chapitre Garnisons et cantonnements Sous-chapitre Armement Sous-chapitre Transports et moyens de communication Sous-chapitre Justice militaire Sous-chapitre Maintien de l'ordre Chapitre 1.1.3. Les forces et les opérations militaires Partie 1.2. Être soldat Volet 2. L'arrière et les civils Volet 3. L'après-guerre et la mémoire

Armes, poudres et munitions

A propos du canon de 75

Au début de la guerre, le canon de 75 mm est le fleuron de l’artillerie de campagne française. Il s’agit du premier canon à tir rapide, adopté en 1897. Le frein de recul hydraulique, qui gomme l’effet de recul et n’oblige plus les artilleurs à réinstaller leur pièce avant de tirer, et le mécanisme de culasse, manœuvré d’un simple coup sec, permettent d’accroître la cadence de tir. Théoriquement, sa cadence de tir peut atteindre 15 à 20 coups par minute, mais les six artilleurs et le chef de pièce qui servent le canon tirent en moyenne 8 coups à la minute pendant cinq minutes (soit 40 coups). Sa portée moyenne oscille entre 7 000 et 8 500 mètres, mais sa portée maximale peut atteindre 11 000 mètres.

Le canon de 75 doit remplir toute les missions de l’artillerie de campagne. Précis et mobile, il est destiné à accompagner l’infanterie et à accroître la puissance de feu des fantassins, grâce à l’emploi d’obus à balle et explosifs redoutables. Dès les premiers combats, les pièces de 75 sont mises à contribution. Les consommations atteignent 300 obus par jour et par pièce en moyenne au cours de premières semaines. Malheureusement, ce canon ne peut pas répondre aux tirs de l’artillerie lourde allemande, dont la portée est plus importante. Cependant, il rend de grands services pendant toute la guerre. Les effets destructeurs de ses tirs ont marqué les fantassins allemands. Par la suite, ce canon est aussi utilisé pour tirer de nouveaux types de munitions (obus toxiques par exemple) et il est employé aussi comme canon antiaérien.

Au total, ce canon, véritable système d’arme, représente une belle réussite technique. Il bénéficie d’une immense popularité en France dès avant la guerre puis pendant les hostilités. « Notre 75 » a été produit à des milliers d’exemplaires et a été exporté et adopté dans plusieurs dizaines de pays pendant et après la guerre, notamment par les États-Unis. En 1939, il est encore en service dans l’armée française quand la guerre est déclarée et il est même adopté par l’armée allemande sur le front de l’est, en raison de son efficacité contre les chars soviétiques.

Michaël Bourlet




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