Volet 1. L'armée et les soldats Partie 1.1. Préparer et mener la guerre Partie 1.2. Être soldat Chapitre 1.2.1. Le quotidien du soldat Chapitre 1.2.2. Le soldat prisonnier de guerre Sous-chapitre Gestion des prisonniers de guerre Sous-chapitre Prisonniers français Sous-chapitre Prisonniers de guerre ennemis Chapitre 1.2.3. Le soldat blessé Chapitre 1.2.4 Le soldat mort ou disparu Volet 2. L'arrière et les civils Volet 3. L'après-guerre et la mémoire

1.2.2. Le soldat prisonnier de guerre

Ce chapitre concerne le soldat prisonnier de guerre. Seuls sont concernés les militaires capturés pendant le conflit, prisonniers français envoyés en Allemagne et prisonniers de guerre ennemis présents sur le territoire d'Ille-et-Vilaine.

Il y a eu en France environ 350 000  prisonniers. Dès leur arrivée dans les différents dépôts, des états étaient constitués. Des listes récapitulatives étaient également tenues au ministère de la Guerre par le bureau spécial des renseignements. Malgré tout, il est difficile de connaître avec exactitude le nombre de prisonniers ayant séjourné en Ille-et-Vilaine. Un recensement en signale 1 883 en 1916 ; mais il y avait des échanges entre départements et le nombre de présents sur le territoire pouvait être supérieur.

Il existait différents types de cantonnements : des dépôts d'hommes de troupes, comme à l'abbaye de Montfort (1 000 prisonniers en 1916), des dépôts d'officiers à Vitré, Fougères ou au fort de Châteauneuf, qui ont accueilli jusqu'à 250 prisonniers en 1916, des cantonnements de travailleurs (une soixantaine en 1916).

Les prisonniers de guerre blessés se trouvaient dans les hôpitaux (l'hôpital de Rennes en comptait 225 début 1916).

Les prisonniers représentaient un complément de main-d'oeuvre qui finit par être très apprécié dans le contexte de grande pénurie de travailleurs dans les communes pour les travaux agricoles et dans les industries, notamment à l'Arsenal, qui a employé jusqu'à 400 soldats allemands.

La conduite à tenir à l'égard des prisonniers de guerre était rappelée dans le règlement français du 21 mars 1893, modifié selon les conventions internationales (notamment la Convention de la Haye de 1907), et les différents textes d'août 1914 (complétés au fur et à mesure des arrivées massives de prisonniers) : respect des effets personnels, alimentation, conditions de travail. A partir de 1915 et grâce à la médiation de la Croix rouge, les prisonniers furent autorisés à écrire à leur famille jusqu'à 2 lettres et 4 cartes postales, un courrier visé par la censure.

Hormis les listes et états de prisonniers encore présents dans les fonds des communes et quelques pièces de correspondances privées, c'est vers les fonds nationaux, avec notamment les dossiers individuels, qu'il faut se tourner pour avoir une vue plus précise de l'emploi et des conditions de vie des prisonniers. Quelques factures viennent illustrer les contenus des colis envoyés aux prisonniers.

POUR ALLER PLUS LOIN

En complément des notices, on pourra consulter le développement qui a été apporté sur le sujet, pour mieux comprendre le contexte :

- L'internement et l'emploi de prisonniers de guerre ennemis en Ille-et-Vilaine



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