Volet 1. L'armée et les soldats Volet 2. L'arrière et les civils Partie 2.1. Administrer le département Chapitre 2.1.1. Le fonctionnement des administrations et la vie politique Chapitre 2.1.2. La protection des populations Sous-chapitre Assistance et secours par la puissance publique Sous-chapitre Populations accueillies Sous-chapitre Santé et hygiène publiques Chapitre 2.1.3. L'information des populations Chapitre 2.1.4. Le maintien de l'ordre et la justice Chapitre 2.1.5. L'économie de guerre Partie 2.2. Vivre à l'arrière Volet 3. L'après-guerre et la mémoire

Bureaux de bienfaisance

Le bureau de bienfaisance est une administration préposée au service des secours à domicile (selon les termes de la circulaire mininistérielle du 4 juin 1825). Sa création est autorisée par décret rendu en conseil d'Etat depuis la loi du 5 avril 1884. Il est doté d'une commission administrative composée de 6 membres et du maire qui la préside ; s'y ajoute un receveur, comptable nommé par le préfet, qui présente chaque année un compte moral.

Il est régi par un règlement intérieur lequel définit le nombre des séances des commissions, le nombre et les attributions des agents ou employés, le mode d'admission des secours et les règles à suivre pour leur répartition. Ce règlement est approuvé par le préfet. La tenue d'un registre indiquant le nom des indigents secourus est obligatoire. Ce registre est divisé en deux et précise d'une part les indigents secourus temporairement et d'autre part les indigents secourus annuellement et accidentellement.

Bénéficiant de peu de recettes, les secours attribués par les bureaux de bienfaisance ont été longtemps très modiques et leurs actions bien insuffisantes. La loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat a eu des conséquences inattendues puisqu'elle a permis la création de nombreux bureaux de bienfaisance grâce à la loi du 2 janvier 1907 permettant l'attribution des biens des établissements ecclésiastiques aux établissements communaux de bienfaisance ou d'assistance. L'attribution desdits biens devant prioritairement profiter aux pauvres de la commune, les bureaux de bienfaisance ont donc été les premiers bénéficiaires. Les sources existent pour 320 bureaux pour les fonds en provenance de la préfecture qui en assurait le contrôle de cet ensemble sont présentés les dossiers des bureaux susceptibles de contenir des informations sur la période de la guerre ausquels s'ajoutent quelques dossiers en provenance des communes, au total une petite cinquantaine. Les secours apportés sont essentiellement en nourritures et vêtures ; s'y ajoutent des secours en argent. Outre les délibérations, les listes d'indigents et les comptes des bureaux, les statistiques compètent les éléments d'appréciaiton sur leur fonctionnement.

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