Volet 1. L'armée et les soldats Volet 2. L'arrière et les civils Partie 2.1. Administrer le département Chapitre 2.1.1. Le fonctionnement des administrations et la vie politique Chapitre 2.1.2. La protection des populations Chapitre 2.1.3. L'information des populations Chapitre 2.1.4. Le maintien de l'ordre et la justice Chapitre 2.1.5. L'économie de guerre Sous-chapitre Mobilisation humaine Sous-chapitre Argent de la guerre Sous-chapitre Réquisitions et ravitaillement Sous-chapitre Activités économiques Sous-chapitre Transports, communication et travaux publics Partie 2.2. Vivre à l'arrière Volet 3. L'après-guerre et la mémoire

L'agriculture

L'emploi des militaires pour les travaux agricoles

En 1914, les cinq millions d'agriculteurs français représentent 42% de la population active masculine : le départ d'une grande partie d'entre eux au combat entraîne de grandes difficultés pour leurs épouses, engagées à se mobiliser pour assurer le sauvetage des récoltes dès le 8 août 1914 par le président du Conseil René Viviani dans son « Appel aux femmes de France » paru dans le journal Le Temps. Mais leur volonté et leur courage ne suffit pas pour faire face à l'ampleur de la tâche au cours des quatre années du conflit. On recourt donc à la main-d'oeuvre militaire pour les travaux agricoles, et notamment pour les battages.

- Les permissions agricoles, promises dès 1915, ne sont accordées en nombre qu'à partir de l'été 1917. Malgré la désorganisation des unités qu'elles entraînent, l'armée doit les accorder pour assurer des travaux agricoles qui permettront l'alimentation aussi bien des troupes que des civils.

- Les sursis d'appel au titre agricole retardent les départs au front. Ce sont notamment les entrepreneurs de battages, mécaniciens ou propriétaires de machines à battre qui peuvent y prétendre.

- La mise à disposition des hommes des classes 1888 et 1889 comme main-d'oeuvre agricole pouvant bénéficier d'un détachement est rendue possible par une circulaire du 12 janvier 1917. Les détachés agricoles, obligés de porter un brassard permettant de les identifier, sont contrôlés par les forces de l'ordre. S'ils sont surpris en état d'ivresse, à la foire, à exercer leur profession habituelle plutôt que d'effectuer les travaux agricoles, à ne pas porter leur brassard ils encourent des peines de prison.

- On fait aussi appel aux détenus civils, ainsi qu'aux prisonniers de guerre, qui sont envoyés par équipes de 20 hommes, et dont la présence nécessite une surveillance.

Les demandes de main-d'oeuvre agricole peuvent être individuelles ou collectives, sous forme de pétitions. Elles émanent des agriculteurs non mobilisés ayant besoin d'aide pour faire fonctionner et réparer les machines, des épouses des soldats mobilisés et des maires des communes, qui assurent la transmission à l'autorité militaire, via le préfet. Celui-ci est un pivot important de l'organisation de la répartition de la main-d'oeuvre : il recense régulièrement auprès des maires les moyens disponibles et les besoins.



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