Volet 1. L'armée et les soldats Volet 2. L'arrière et les civils Volet 3. L'après-guerre et la mémoire Partie 3.1. Sortir de la guerre Chapitre 3.1.1. La démobilisation et la réinsertion Chapitre 3.1.2. La reconnaissance et le dédommagement Chapitre 3.1.3. Le retour au temps de paix Sous-chapitre Administration générale du département Sous-chapitre Vie politique Sous-chapitre Surveillance et maintien de l'ordre Sous-chapitre Démographie et santé des populations Sous-chapitre Reconstruction matérielle et du territoire Sous-chapitre Situation économique et sociale Partie 3.2. Se souvenir et honorer

Union sacrée et solidarités avec les régions dévastées

La reconstruction matérielle nécessite un financement conséquent. Les moyens de propagande déjà expérimentés pendant le conflit pour inciter au civisme financier sont mis au service des levées d'emprunts. La circulaire du 8 novembre 1920 recommande aux préfets divers moyens de propagande pour l'emprunt de 6% : intervention auprès des municipalités, des établissements publics d'ordre économique, des associations d'anciens combattants, des autorités religieuses et des groupements professionnels. Malgré l'inflation, ces emprunts de l'immédiat après-guerre rencontrent une adhésion notoire avant de fléchir ensuite au cours des années. Le Crédit national est créé par la loi du 10 octobre 1919 : société anonyme qui émet des titres garantis par l'Etat sur le marché obligataire, cet organisme constitue une autorité financière capable de dispenser des crédits à long terme et de suppléer au manque de crédit de la puissance publique. Le Crédit national a la charge de verser les indemnités consenties par les commissions cantonales des dommages de guerre.

Les solidarités sont diverses : ponctuelles ou parfois durables, associations d'entraide et de sociabilité, adoptions, parrainage, aide étrangère, initiatives individuelles, etc. En 1921, l'Union des grandes associations pour l'essor national lance un appel aux conseils généraux et aux conseils municipaux pour l'adoption de communes dévastées par la guerre. Certains départements et certaines communes de France (des petites aux grandes villes), voire du monde, décident de souscrire un engagement moral envers une municipalité sinistrée, en l'adoptant. Les adoptions sont gérées par le préfet. Les adoptions et les parrainages se concrétisent par des dons en nature ou des sommes en argent. Cette entraide permet la reconstruction des établissements publics des communes éprouvées.



Plan de l'ensemble


Boite à outils

DANS LE GUIDE DES SOURCES

Les sources relatives aux parrainages et adoptions de communes sont dans le chapitre commémorations.

SOURCES ARCHIVISTIQUES

La consultation des dossiers sur le contrôle des oeuvres de guerre (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, sous-série 10 R) peut apporter des renseignements complémentaires.

Comité d'Action des Régions Dévastées. Dans les régions dévastées : l'oeuvre de reconstitution et la solidarité française. 1925, 403 p. (32 BI 411). Cet ouvrage a pour vocation en 1925 de faire connaître aux Français des autres départements les efforts et l'ardeur consentis par les habitants de ces régions. Il vise aussi à solliciter de l'aide dans un contexte économique difficile où l'investissement financier commence à s'épuiser.

BOUFFORT Daniel, "Quand Fougères se faisait marraine d'Ohis", Le pays de Fougères, n° 50, 1984, p.16-19 (2 PER 3081/1).

GESCON Alain, L'impôt sur les murs de France, Paris, ministère de l'Economie, des Finances et du Budget, 1992, 64 p.


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