Volet 1. L'armée et les soldats Volet 2. L'arrière et les civils Partie 2.1. Administrer le département Chapitre 2.1.1. Le fonctionnement des administrations et la vie politique Chapitre 2.1.2. La protection des populations Sous-chapitre Assistance et secours par la puissance publique Sous-chapitre Populations accueillies Sous-chapitre Santé et hygiène publiques Chapitre 2.1.3. L'information des populations Chapitre 2.1.4. Le maintien de l'ordre et la justice Chapitre 2.1.5. L'économie de guerre Partie 2.2. Vivre à l'arrière Volet 3. L'après-guerre et la mémoire

Lutte contre les épidémies et maladies contagieuses et leur propagation

En application de la loi du 15 février 1902 relative à la protection de la santé publique, le préfet d'Ille-et-Vilaine est chargé de veiller à la protection sanitaire de la population civile. Dans une circulaire aux maires en date du 3 septembre 1914, il insiste sur « l'extrême importance, à l'époque que nous traversons, que toute maladie infectieuse et susceptible de provoquer une épidémie, soit immédiatement l'objet de mesures sanitaires de prophylaxie ». Se protéger et protéger les autres, notamment les soldats, devient un acte patriotique et contribue à l'effort fourni par l'arrière à la guerre.

Pour éviter la propagation des maladies et le départ d'épidémies, le service de protection de la santé publique de la préfecture doit travailler de concert avec les autorités militaires, en charge quant à elles de veiller à la santé des militaires. Les deux populations, civiles et militaires, doivent se protéger ensemble, et parfois l'une de l'autre. Ainsi, les services de la protection de la santé publique surveillent de très près l'installation de militaires contagieux dans les hôpitaux auxiliaires, comme par exemple celui placé dans l'Ecole nationale d'agriculture. Des travaux pour une meilleure évacuation des fosses d'aisance afin d'éviter la contamination des puits environnants sont ordonnés. Lors d'épidémies, les communes consignées sont interdites aux permissionnaires qui ne doivent pas devenir des vecteurs de contamination des maladies vers le front.

Dans une circulaire du 24 août 1914, le ministre de la guerre, chargé de fournir les services préfectoraux en sérum, met en garde contre les commandes excessives et inappropriées. Il s'étonne notamment de quelques commandes de sérum antipesteux que rien ne justifie, et qui dénotent de l'angoisse des populations au début de la guerre. En effet, ce sont plutôt à des épidémies de fièvre typhoïde, de scarlatine, de diphtérie, de tuberculose, de coqueluche, de grippe etc... que les populations ont été confrontées au cours de la période 1914-1918. La déclaration obligatoire de ces maladies donne une idée de leur fréquence et du nombre de personnes touchées. L'épidémie de grippe de 1918-1919 fait l'objet d'une surveillance très attentive par les autorités.



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