Volet 1. L'armée et les soldats Volet 2. L'arrière et les civils Volet 3. L'après-guerre et la mémoire Partie 3.1. Sortir de la guerre Chapitre 3.1.1. La démobilisation et la réinsertion Chapitre 3.1.2. La reconnaissance et le dédommagement Chapitre 3.1.3. Le retour au temps de paix Sous-chapitre Administration générale du département Sous-chapitre Vie politique Sous-chapitre Surveillance et maintien de l'ordre Sous-chapitre Démographie et santé des populations Sous-chapitre Reconstruction matérielle et du territoire Sous-chapitre Situation économique et sociale Partie 3.2. Se souvenir et honorer

Reconstruction matérielle et du territoire

A l'inverse des régions sinistrées du nord et nord-est de la France, où des champs agricoles, des hameaux, des villages sont dévastés et en ruines, en Ille-et-Vilaine, le terme de « reconstitution » paraît mieux adapté que celui de « reconstruction ». Dans ce département breton, la fin des hostilités marque la reprise et l'achèvement des chantiers de travaux publics (voies de communication, circuits téléphoniques) commencés avant-guerre mais interrompus par l'ouverture des hostilités ou liés aux carences de l'entretien des voies de communication (routes nationales, chemins de grande communication et chemins vicinaux ordinaires, chemins de fer) pendant la période du conflit faute de main-d'oeuvre. L'utilisation répétée de certaines routes par les forces armées françaises ou américaines dans la région de Redon ou encore pour les besoins de l'effort de guerre, a notamment amplifié la dégradation de l'état du réseau routier et des ouvrages d'art. Les demandes de commerçants et de municipalités pour le rétablissement de la circulation des trains ou l'entretien des voies par la Compagnie des Tramways à vapeur d'Ille-et-Vilaine est révélatrice des conséquences de la désorganisation résultant de l'état de guerre.




Boite à outils

SOURCES ARCHIVISTIQUES

La sous-série 1 N regroupe la collection des procès-verbaux des délibérations du conseil général, auxquels s'adjoignent les rapports des préfets et des chefs de services départementaux, avec pièces à l'appui. De même, on y trouve les procès-verbaux de délibérations et rapports de la commission ainsi que les dossiers individuels de demandes de bourses départementales. Ces documents apportent notamment des renseignements sur :

- la construction et l'entretien des chemins vicinaux, des ponts, des voies navigables ;

- le financement de la construction des voies de chemin de fer d'intérêt local et des tramways départementaux ;

- la contribution du département aux dépenses extraordinaires d'intérêt public à la charge de l'Etat (extension du réseau téléphonique) et des communes et des établissements publics (chemins ruraux, restauration d'édifices patrimoniaux comme les églises) ;

- la participation du département pour l'établissement et le fonctionnement de services de transports automobile ;

En sous-série 2N, on voit que les conseils d'arrondissement émettent des voeux pour la reprise de la vie économique : ils concernent notamment l'entretien des voies de communication, la crise du transport, l'amélioration du service des trains (rétablissement de trains pour le transport des denrées, des marchandises et des voyageurs), la construction des circuits téléphoniques interrompus pendant la guerre.

Certains dossiers d'affaires communales conservés en sous-série 2 O (contrôle de l'administration communale de l'an VIII à 1940) constituent une piste de recherche complémentaire à la consultation des archives municipales. Les dossiers relatifs aux bâtiments communaux et à l'équipement sont bien constitués : on trouvera généralement les aspects techniques et les procédures de financement, de construction et d'entretien. A côté des traditionnels bâtiments communaux dédiés à des activités administratives ou économiques (bascule publique, bureau de poste, halles,...), à compter du début du XXe siècle, on voit apparaître des édifices dont la construction révèle la préoccupation des municipalités en matière sociale, d'hygiène ou de loisirs (terrains de sport, bains-douches). Pendant l'entre-deux-guerres, les municipalités procèdent à leur modernisation en établissant des réseaux électrique et téléphonique, d'alimentation en eau potable, d'assainissement. Le rivage maritime des communes du littoral continue à être aménagé (promenades publiques, établissement de cabines de bains). Il n'existe pas en revanche de documents révélateurs des travaux d'urbanisme d'envergure qui touchent pourtant des communes durant les années 1920, avec les projets d'embellissement et d'extension des communes (à signaler cependant un dossier sur le sujet concernant la ville de Vitré, 2 O 363 / 1). La comptabilité communale (emprunts divers, comptes administratifs et budgets) apporte des éléments sur les efforts consentis par les communes pour leur équipement.

BIBLIOGRAPHIE GENERALE

ARCHIVES NATIONALES, Reconstructions et modernisation. La France après les ruines, 1918... 1945..., catalogue de l'exposition organisée par la Direction des Archives de France, Archives nationales, hôtel de Rohan, Paris, 1991, 312 p. (11 ab 100/65)

MARCILLOUX Patrice (dir.), La Grande Reconstruction. Reconstruire le Pas-de-Calais après la Grande Guerre, catalogue de l'exposition présentée aux archives départementales du Pas-de-Calais, Arras, archives départementales du Pas-de-Calais, 2000.


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