Volet 1. L'armée et les soldats Partie 1.1. Préparer et mener la guerre Chapitre 1.1.1. Les moyens humains Chapitre 1.1.2. Les moyens structurels Sous-chapitre Garnisons et cantonnements Sous-chapitre Armement Sous-chapitre Transports et moyens de communication Sous-chapitre Justice militaire Sous-chapitre Maintien de l'ordre Chapitre 1.1.3. Les forces et les opérations militaires Partie 1.2. Être soldat Volet 2. L'arrière et les civils Volet 3. L'après-guerre et la mémoire

Garnisons et cantonnements

Ce premier sous-chapitre traite des garnisons, casernes, cantonnement, bâtiments utilisés à des fins militaires.

Une garnison est formée par l'ensemble des troupes stationnées dans une localité ou chargées de sa défense. Par extension, la localité est appelée garnison. Depuis la guerre franco-prussienne de 1870-1871, le nombre des villes et places de garnison s'est beaucoup accru en France, en raison de l'augmentation du nombre de régiments dans l'armée française. De petites villes de province, dans lesquelles l'armée n'était pas ou peu présente au XIXe siècle, sont ainsi devenues des garnisons.

Les garnisons de la 10e région militaire sont les suivantes : Rennes, Vitré, Fougères, Saint-Malo, Saint-Servan (Ille-et-Vilaine) ; Saint-Brieuc, Dinan, Guingamp (Côtes-du-Nord) ; Saint-Lô, Granville, Cherbourg (Manche).

La place de guerre est une ville fortifiée par une enceinte ou un ensemble de forts détachés. Cette dénomination s'applique aussi aux forts, châteaux, citadelles et postes militaires quand ils sont isolés. La plupart des places de guerre sont en même temps places de garnison.

Une caserne est un bâtiment servant au logement des troupes.

Le casernement comprend tous les établissements affectés soit au logement, au service et à l'installation des troupes, soit aux divers services administratifs de la guerre ou à celui de la justice militaire.

Le cantonnement est l'installation des troupes dans des lieux habités. C'est un moyen de loger les troupes en marche ou en station pendant les manoeuvres et dans certaines circonstances où la troupe est appelée à se mouvoir hors de sa résidence habituelle.

Sans surprise, des archives militaires ont été recensées sur ce sujet des garnisons et cantonnements. Elles proviennent des services du génie, mais aussi de fonds privés : on peut signaler notamment, au Service historique de la Défense, le fonds Michat, constitué de milliers de cartes postales photographiques, dont plusieurs concernent les camps et garnisons d'Ille-et-Vilaine.

Dans le domaine civil, les archives de l'administration du Domaine permettent de connaître les affectations et les échanges ou restitutions de bâtiments réquisitionnés à des fins militaires pendant la guerre.

Des documents figurés offrent une représentation des casernes et villes de cantonnement soit au tout début du siècle, soit pendant le conflit.

Les archives des communes traduisent les préoccupations des municipalités contraintes de recevoir des troupes ou de mettre des locaux à disposition de l'armée. Elles contiennent des textes réglementaires mais aussi de la correspondance et des documents financiers.

MODE DE CLASSEMENT

Après des généralités concernant la réglementation, le département ou plusieurs communes, les notices sont présentées par commune (Fougères, Redon, Rennes, Saint-Aubin, Saint-Père, Vitré).

DATES

On a fait le choix d'inclure les représentations photographiques des casernes du début du XXe siècle, parce que ce sont parfois les seules représentations connues, à défaut de photographies datant de la période de guerre.




Boite à outils

DANS LE GUIDE DES SOURCES

Sur cette thématique, les sous-chapitres complémentaires sont les suivants :

- dans le volet 1 : formation (pour la présentation des camps), unités (pour les archives relatives aux unités en garnison ou cantonnement).

SOURCES ARCHIVISTIQUES

Les archives des Domaines apporteront des compléments utiles. On y trouve notamment des dossiers d'indemnisation d'occupation. A titre d'exemple, voir la cote 2Q 296 relative à l'indemnisation des Usrulines de Montfort-sur-Meu, l'abbaye ayant été réquisitionnée pour servir de dépôt de prisonniers de guerre allemands.

Au-delà de la période de guerre, les dossiers de cessions ou locations de bâtiments militaires après guerre peuvent s'avérer intéressants. Pour la période 1921-1926, voir notamment les cotes : 2 Q 205 pour la caserne des urbanistes à Fougères, 2 Q 206 pour la caserne Mac-Mahon et les différents quartiers militaires (Guines, Kergus, Colombier) à Rennes, 2 Q 207 pour la caserne de gendarmerie, 2 Q 208 pour l'installation du service du génie, 2 Q 546 pour la caserne Saint-François à Saint-Malo.


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